DEBOUT: CLEMENT, COURTOIS, MEMBRIVES, BARRUL, LOUBET, DILLAT, FABRE, DUPRE.
ACCROUPIS: DELLAC, PUGET, JEANFREU, PONT, PIDOUX, CODINA, SANCHEZ

Les années 1970, les Anglais.

Les année 70…

Le stade Jean Alric à Aurillac sonne le glas des espoirs quillanais… en 16ème, l’un des ténors du championnat, La Voulte, vient à bout de la vaillance rouge et bleu et l’emporte 15 à 6.

Les saisons passent et Quillan semble installé durablement dans l’élite du rugby national.

Au printemps 1970, Quillan, une fois de plus accède au stade des 16ème. Le match a lieu presque à domicile puisque la rencontre se déroule sur le terrain de Narbonne face à une vieille connaissance du club : Graulhet.

Une fois de plus à ce stade de la compétition, l’U.S.Q.E. échoue. Cette fois-ci la défaite a un goût amer, Graulhet est sauvé de l’élimination à la fin du temps réglementaire par une pénalité historique de plus de 60 mètres de son buteur maison Andrieu. Après prolongations, les deux équipes sont à égalité 12 à 12. Les Tarnais se qualifient au bénéfice des essais marqués.

Cruelle déception pour les joueurs, dirigeants et supporters, d’autant plus que, mais personne ne l’imagine, ce match sera la dernière apparition de Quillan à ce stade de la compétition. Le match sera la “der” de Guy Burgas – à presque 40 ans- et la fin du règne du “Grand”.

Les années 1970 débutent ; elles seront malheureusement pour le club des années noires. L’implantation et l’expansion de Formica avait, en partie, permis l’ascension du club. Le ralentissement de l’activité de l’usine sera aussi l’une des causes de son déclin.

Au début des années 70, de nouveaux matériaux apparaissent et concurrencent la production de Formica, la compétition économique liée à la crise oblige l’entreprise à se restructurer afin d’accroître sa productivité et abaisser ses prix de revient. Ces restructurations se traduisent par la mise en œuvre de plans sociaux… une embauche moindre et les premiers licenciements ou départs vers d’autres lieux de production.

La ville, qui en porte toujours les stigmates, et l’U.S.Q.E. vont en pâtir énormément.

Dès lors les dirigeants ne peuvent plus compter que sur la population locale ; or celle-ci est très limitée : l’essor démographique qui a suivi la fin de la guerre s’achève, la natalité diminue, la population vieillit… et les jeunes migrent pour chercher un travail qu’ils ne trouvent plus en Haute-Vallée.

En outre, les joueurs locaux susceptibles de bien tenir leur rang préfèrent partir vers d’autres équipes qui leur assurent un avenir professionnel et social. Ainsi R. Fabien qui part pour le R.C. Toulon ou Pierre Salettes qui rejoint les rangs du R.C. Narbonne…

Réception et match du cinquantenaire de la finale 1929.

Sur le fil du rasoir (1971 – 1978)

1971, une date charnière dans la vie du club. M. Mullot quitte la Présidence, ses collaborateurs souvent cadres de Formica abandonnent leurs fonctions. La vie administrative s’installe au siège “Café Le Palace”. Cependant, la Société Formica reste un soutien grâce à son P.D.G., Monsieur de Sainte-Croix. Encore aujourd’hui la société Formica est partenaire du club. M. Pinard, un cadre de Formica, assure la Présidence.

MM. Bonnarel et Bonzom sollicitent M. Gosse, nouveau retraité pour occuper le poste de Secrétaire Général. Il assurera cette fonction pendant quelques 15 ans avant de tenir d’autres rôles dans le club. Sur une modalité de fonctionnement du club (engagement de dépenses) M. Pinard donne sa démission (15/10/73). Celle-ci est acceptée et M. Bonnarel, au titre de vice-président assure la présidence. A la demande de M. de Sainte-Croix, il acceptera d’occuper cette fonction un temps encore.

Malgré cette mini-crise et la démission du trésorier, M. Durand, le club poursuit sa route chaotique. Une première fois en 1971, l’U.S.Q.E. évite la relégation laissant la place de dernier de la poule au P.U.C. La victoire obtenue sur les parisiens, à Quillan, 22 à 11 grâce à 5 essais de Dillat, Puget, Sanchez, Codina et Pont, plus deux transformations et une pénalité de Pont, permet à l’U.S.Q.E. de conserver sa place en 1ère Division. La saison suivante est également très difficile pour nos couleurs. Les Pont, Pidoux, Jeanfreu, Larroque, Membrives, Barrul, etc… ne remportent que 4 victoires pour 10 défaites… certaines très lourdes comme à Toulon (58 à 3).

La même saison, l’U.S.Q.E. se qualifie pour les phases finales du Challenge de l’Espérance mais est sortie par le L.O.U. par 16 à 0. Dès lors, les saisons se suivent, et malheureusement, se ressemblent. Malgré les vertus traditionnelles des joueurs de la Haute-Vallée : la vaillance, la fierté… et le talent de joueurs comme H. Pidoux, l’U.S.Q.E. éprouve de plus en plus de difficultés à se maintenir dans l’élite.

En 72/73, le club fait appel à André Quilis, international, comme capitaine et entraîneur. Il assurera ces fonctions pendant deux saisons. En cette saison 73/74, le club espérait une qualification pour les 16ème de finale. Deux contre-performances à l’extérieur, Condom et Villeneuve, une défaite à domicile contre Villeneuve, un match mal engagé à Mérignac, nous obligent à disputer le Challenge Jauréguy. La F.F.R. a toujours eu des difficultés pour désigner les clubs devant changer de division. En 1973, elle avait mis au point un système sous le nom de Challenge Jauréguy.

Les clubs visés par la mesure étaient groupés en poules de 4, avec match aller et retour, le dernier de la poule descendait en 2ème Division. Dans cette compétition de fin de saison, cruciale pour les clubs concernés, Quillan s’est trouvé en compagnie de Romans, Valence et Fumel. Romans venait de manquer sa qualification de très peu. Une nouvelle fois Quillan était en danger après une saison médiocre.

 

 

 

Ci-dessus Quillan-Bourg en Bresse
Ci-dessous Quillan-Tyrosse

Dernière journée du Challenge. Au programme Quillan-Fumel, Romans-Valence. Tout dépend du résultat Quillan-Fumel. Fumel vainqueur à Quillan, Romans battu par Valence risque la descente. Transactions certaines entre Valence et Romans. Ils obtiennent le décalage du match (15 h 30 au lieu de 15 h). Un émissaire de Romans est à Quillan, il suit le premier temps de Quillan-Fumel et renseigne son équipe qui encore n’a pas commencé la partie. A la mi-temps la victoire de Quillan est nette. Romans est rassuré. C’est Fumel qui descendra.

On dit que l’émissaire de Romans était porteur d’une enveloppe. Qu’est devenue l’enveloppe ?

Cette série de victoires (5 en 6 rencontres) place Quillan 1er ex-æquo, mais le règlement de l’époque nous prive de la phase finale de la Coupe Jauréguy. Après ce succès en Challenge Jauréguy, l’U.S.Q. conserve sa place en 1ère Division.

Les difficultés sportives sont accentuées et aggravées par le comportement de certains supporters qui par leurs agissements répréhensibles vont attirer sur le club les foudres de la Fédération, et donner à l’U.S.Q. une bien mauvaise réputation. Cette image de marque, peu favorable, sera lourde de conséquences dans les années suivantes.

Comme exemple de ces agissements, l’envahissement du terrain par les supporters suite à la défaite devant Dax, 22 à 6,… ces incidents entraîneront une suspension du terrain de trois matchs. Ainsi le club jouera, en quelque sorte, six fois à l’extérieur puisque les matchs à domicile se joueront sur terrain neutre : à Nîmes contre Romans (défaite 30 à 6), à Saint-Girons contre Le Boucau (défaite 19 à 13) et à Castelnaudary contre le Stade Toulousain (défaite 15 à 3).

L’U.S.Q. évite cependant in-extremis la relégation malgré un bilan peu flatteur : 10 défaites, un nul et 3 victoires. A ces difficultés sur le terrain s’ajoute le fait qu’aucun membre du Comité Directeur ne veut prendre la présidence après le retrait de M. Bonnarel.

Plusieurs réunions ne débloquent pas la situation. Finalement il est décidé d’une ultime tentative. Si à minuit aucune solution n’est trouvée, les joueurs seront informés et seront libres. Quelques minutes avant l’heure fatidique, M. Marcel Journet accepte la présidence. Un an après, M. Gérard Bourrel prendra la direction du club.

Quilis, international et un temps capitaine-entraineur de Quillan, avait des principes : lors des déplacements, pas de pause “pipi” ; il fallait prendre ses précautions.

Lors d’un déplacement au delà de Toulouse, nous avions à prendre un joueur en gare de Toulouse-Matabiau (il s’agissait de Bourrel, notre 3ème ligne). Le car s’arrête en bordure du canal et Quilis va à la gare. La quasi majorité des joueurs descend et monte sur le talus du canal. Les voilà en ligne “les armes à la main” face au canal et à la gare.

Quand Quilis est revenu, tout était rentré dans l’ordre.

Les Anglais

Quillan a eu sa période anglaise.

En 1974/75 et 75/76 l’U.S.Q.E. a compté dans son effectif deux Anglais : Hill et John. Des joueurs de qualité en 2ème ou 3ème ligne, d’une technique britannique affirmée. Ils ont laissé le souvenir de joueurs sérieux.

Comment sont-ils venus à Quillan ?

Formica (Angleterre) et Formica (France) avaient organisé une rencontre corporative. La formation anglaise était commandée par le demi de mêlée de “La Rose”, l’international Simon Clark. Cette rencontre fut l’occasion de contacts, en particulier avec Simon Clark : promesse de recruter dans son pays et peut être une perspective de mutation à l’usine de Quillan. Cela n’a pas eu lieu. La pénurie de joueurs de qualité à l’U.S.Q.E. font que l’affaire a été relancée par l’intermédiaire de M. Prévost (ex Café Glacier de la Gran d’Rue, actuellement le patron du “Point Chaud”). Ce dernier avait effectué au titre de cuisinier un séjour en Angleterre.

Contact est pris avec son ancien patron et par l’intermédiaire de celui-ci avec Simon Clark. Hill et John obtiennent une lettre de sortie de leur Fédération. Quelques arrangements : Hill et John étaient les représentants internationaux d’une usine de chaises à Quillan et un certificat de résidence avait facilité les démarches. Et M. Prévost pouvait ramener les licences joueurs nécessaires.

Et les déplacements ?

Hill et John avaient un ami disposant d’un petit avion. Coût de l’opération le plein de Kérosène et quelques litres de vin. Le premier atterrissage eut lieu à Blagnac et c’est M. Prévost qui se chargea du transport. Par la suite, à Carcassonne et quelques fois à Nébias sur le petit terrain appartenant à M. Pradère.

Aucune anicroche… Nos Anglais, quel que soit le lieu du match arrivaient pour la rencontre.

Ainsi Quillan jouait à Salles (près de Bordeaux), nos Anglais avaient retenu Bordeaux comme lieu de rencontre.

Renseignements pris, aucun match de Quillan à Bordeaux. Timidement ils arrêtent une 2 CV ; ģentil, le conducteur savait et les amène à Salles. Ils étaient sur le terrain à l’heure.

Un jour cependant… Quillan jouait à Nîmes contre Romans. Une sanction, Quillan y était habitué ! Repas sportif. Pas d’Anglais. Nîmes-Garons n’avait aucune information sur l’arrivée d’un avion en provenance d’Angleterre. Le temps passait. Montpellier-Fréjorgues interrogé signale un avion. Rappelé, l’aérodrome dément l’information et indique qu’en raison des intempéries sur la Manche, les vols avec l’Angleterre étaient interrompus. Et Quillan devait se présenter à 14 devant Romans.

Signalons que ce n’est qu’à la mi-temps que l’adversaire s’aperçut que nous n’étions que 14. Le match fut perdu.

Une idée se fit jour : fidéliser au moins un de ces deux joueurs. Le commerce de vin avec Londres pouvait être une opportunité. Messieurs Bonnarel et Gosse prennent contact avec M. Verdale, Président de la Chambre d’Agriculture. Une réunion des Présidents de Caves Coopératives a lieu. Le projet quillanais est exposé. Adhésion des Caves Coopératives : pendant une année Hill suivrait une formation. Finalement Hill ne donna pas suite. La période anglaise était terminée.

On se souviendra d’une défaite in-extrémis à Perpignan (6/3) face à l’U.S.A.P. futur demi-finaliste et où opérait en 2ème ligne un certain… Damien Got. Quilis est parti, Pidoux et Sein sont entraîneurs.

En cette saison 74/75, Agen Champion de France est tenu en échec (6/6) à Quillan, mais Dax nous inflige une cuisante défaite à domicile (22/6). Incidents… terrain suspendu.

La saison 1975/1976 n’est guère plus favorable. L’U.S.Q. termine 7ème de sa poule.

L’exercice 1976/77 est plus faste pour les couleurs locales, le club retrouve un peu de lustre en finissant 5ème de sa poule de groupe B ; groupe B créé la saison précédente. Ce fut le chant du cygne de l’U.S.Q. en 1ère Division.

Le club est menacé par les projets de la F.F.R. Celle-ci veut diminuer le nombre de clubs en 1ère Division. Les dirigeants quillanais vont essayer de mobiliser les clubs menacés. Le Président G. Bourrel et le Secrétaire Général L. Gosse organisent une réunion clandestine à Toulouse. Ils obtiennent le soutien et la participation de quelques grands clubs (le L.O.U. par exemple). Au congrés de la F.F.R. qui suit à Toulon, M. Gosse présente les arguments définis à Toulouse. Vote. Seul Quillan soutient le maintien du statu quo. Les “clandestins” de Toulouse avaient oublié leurs promesses. Il est vrai, qu’à Toulon, ce jour-là, soufflait un fort mistral. A ce congrès la délégation quillanaise était composée de MM. Marcel Journet, René Danjou et Louis Gosse.

C’était la rétrogradation de Quillan à brève échéance.

En ce début de saison 1977/1978, les Pidoux, Fabre, Gébus, Amiel, Rouzaud, Mengardon… n’imaginent pas qu’ils débutent leur dernière saison dans l’élite. L’affaire s’engage mal d’entrée avec quatre défaites d’affilée. La rédemption passe par une victoire en terre nordiste… à l’autre bout de la France et du monde rugbystique : à Arras. Contre toute attente Arras l’emporte 20 à 0… portant ainsi un très sérieux coup au moral des joueurs et dirigeants du club.

La suite de la saison n’est qu’un long calvaire. Mais c’est sur un incident de jeu que Quillan a été rétrogradé.

Quillan est en fin de classement alors qu’il reçoit en match retour Arras. Le match est serré et va vers son terme. Coup de pied d’Arras, l’arrière quillanais manque le ballon, celui-ci roule vers le camp adverse, un joueur quillanais, hors jeu ramasse le ballon et le joue. C’est la pénalité. Le public envahit le terrain. Malgré le service d’ordre, l’arbitre est bousculé. Par qui ? Spectateur ? Joueur ? M. Roigt, l’arbitre dira avoir été frappé. Le dossier de Quillan était difficile à plaider. Non concordance des témoignages de l’arbitre et du délégué sportif (M. Laffitte) mais le Président d’Arras a vu un joueur de Quillan frapper l’arbitre, il donne son numéro. Les témoignages recueillis par Quillan ont été tardifs et ont donné l’impression d’être inspirés : deux spectateurs reconnaissent avoir bousculé, sinon frappé l’arbitre.

La commission des règlements sanctionne Quillan pour le fait que l’arbitre a été frappé par un joueur de Quillan. Il faut dire qu’une sanction frappant Quillan sauve Angoulême (un dirigeant de ce club est un ponte de la Fédération).

Le dernier match de la saison se joue à Angoulême, dernier de la poule. En cas de victoire tout reste possible pour l’U.S.Q…. mais voilà les dés sont pipés, le sort de Quillan est déjà scellé au niveau des instances fédérales. Le matin du match, certains dirigeants quillanais bien connus apprennent de la bouche d’angoumoisins bien placés, que quoi qu’il arrive sur le terrain Quillan descendra en 2ème Division.

L’U.S.Q. joue son dernier match en 1ère Division et le perd 34 à 0 ; le club se retrouve alors à la dernière place à égalité avec Angoulême avec 24 points. L’espoir renaît un instant… lors du match opposant Lavelanet à Gaillac, des incidents ont émaillé la rencontre : le match a été arrêté suite au refus d’un joueur ariégeois exclu de quitter le terrain. Dans pareil cas, le règlement stipule que Lavelanet a match perdu avec 0 point. De plus, lors de ce même match, 2 joueurs ariégeois ayant été exclus… 2 points de pénalité devrait être enlevés au club, ce qui mettrait Lavelanet dernier avec 23 points. Mais qui de Quillan ou Angoulême en 2ème Division ?

Toujours selon le règlement, Angoulême devrait être pénalisé aussi pour joueur exclu. Tous ces points de règlement éclaircis, le classement devrait être le suivant : Quillan 6ème, Angoulême 7ème et Lavelanet dernier.

Trop simple… Lavelanet cherche à sauver sa place dans l’élite en adressant un ultimatum à la F.F.R. et menaçant de passer à XIII. Le Président de la F.F.R., Albert Férasse, rétorquant que “Lavelanet pouvait passer à XIII… mais pas les joueurs”. Angoulême, sans fracas, attend… fort de ses appuis… en effet inutile pour le club de la Charente de s’agiter puisque c’est Quillan qui est rétrogradé.

Probablement plus que ses résultats sportifs… l’U.S.Q. paie à cet instant là sa réputation de club au jeu dur, paie aussi pour l’indiscipline de ses supporters. Un moment Quillan envisage une action en justice, trouve un avocat parisien qui sur l’étude du dossier veut bien prendre en charge les intérêts quillanais. Il se renseigne sur les tenants et les aboutissants auprès de la F.F.R. et finalement se désiste. Il ne demandera pas d’honoraires.

Quillan fait cependant appel, celui-ci est examiné par le Comité Directeur de la F.F.R. au congrès de Sarlat. L’appel est rejeté. Quillan passe en 2ème Division mais le joueur incriminé n’aura pas de sanction. Retenue un premier temps, la licence est rendue en début de saison.

Ainsi, après 14 saisons au sein de l’élite du rugby national, l’U.S.Q. en cette triste année 1978, rejoignait la 2ème Division.

A l’intersaison, le club subit une véritablement hémorragie de joueurs, une vingtaine d’entre eux migrant vers d’autres cieux. De plus, le calendrier de début de saison est démentiel : Quillan jouera 4 fois à l’extérieur. De plus, suite aux incidents de la rencontre contre Arras, l’U.S.Q. devra jouer deux matchs sur terrain neutre : l’un à Thuir contre Céret (victoire 9 à 7), le second à Mirepoix contre Lavelanet (défaite 22 à 8).

Une page venait de se tourner, une de plus dans l’histoire du club… une autre allait s’ouvrir, ainsi va la vie, ainsi va le sport.

Bienvenue au Paradis !

C’était l’époque où les arbitres avaient la possibilité d’infliger des avertissements.

Ceux-ci étaient mentionnés sur la feuille de match. Un entretien avec l’arbitre pouvait convaincre celui-ci de ne pas mentionner sur la feuille de match l’avertissement donné.

Une certaine expérience m’avait appris qu’une démarche concertée des 2 clubs en présence, chacun défendant son cas n’aboutissait généralement pas à la levée des sanctions. Une démarche personnelle en tête à tête était préférable.

C’était à Prades, un de nos joueurs et pas des moindres avait été sanctionné. Il fallait faire lever la sanction. L’arbitre ce jour-là était très entouré dans son vestiaire. Pas moyen de le voir seul. Une seule possibilité : la réception des dirigeants. Là aussi beaucoup de monde et des oreilles attentives.

Finalement l’arbitre arrive. Lorsqu’il franchit la porte de la salle je l’interpelle “Monsieur l’arbitre, bienvenue au Paradis !”. Il s’approche “Que voulez-vous dire ?” Monsieur l’arbitre, il y a une émission à la radio. Un personnage est jugé ; quel que soit ses fautes il est absout par cette formule “Bienvenue au Paradis”.

Rire de l’arbitre qui me dit “j’ai compris”. Et la sanction fut levée. Personne dans la salle n’avait compris.

Par la suite lors d’autres rencontres, on se saluait par “Bienvenue au Paradis”.

Les équipes Corpo

Parenthèse.

Il existait à Quillan des rugby parallèles, notamment corporatifs, Formica et Gleizes, mais aussi des rugby de circonstances, organisés inopinément comme pour le omelettes de Pâques ou Pentecôte, des matchs joués soit sur l’annexe du stade municipal, au “champ de la gare” ou au “champ Cartier” vers le dépôt SNCF.